mercredi 10 août 2016

Noire de blogue: Quand tu as la bougeotte, j'ai la tête qui trotte....

Venez lire le dernier article: maternité, grocesse, connaissance avec bébé.



Noire de blogue: Quand tu as la bougeotte, j'ai la tête qui trotte....: Un sourire d'absence sur les lèvres, je savoure chacun de tes mouvements.  Cela me rassure évidemment de savoir que tu es bien en vie.  ...

lundi 8 août 2016

Quand tu as la bougeotte, j'ai la tête qui trotte.

Un sourire d'absence sur les lèvres, je savoure chacun de tes mouvements.  Cela me rassure évidemment de savoir que tu es bien en vie.  Je me surprends à poser les mains sur mon ventre en attendant le prochain toc-tic-tic.
La première fois que j'ai physiquement senti ta présence, c'était une nuit de camping où je peinais à m'endormir (ta mère est mi-insomniaque; mi-hypervigilante) avec les ratons qui ratonnaient et un crapeau qui semblait obstiné en rentrer dans la tente par le côté.  En désespoir de cause, je me suis tournée face à la terre en attendant le sommeil (sous les ronrons bienveillants de ton papa, décidément... hhhh).
C'est là que j'ai senti que tu bougeais, discrètement, comme pour tâter le terrain de mes sens.  Je suis restée là à vivre le moment présent pendant une bonne vingtaine de minutes, sans me laisser distraire.

C'était notre première rencontre extra-télépathique.

Quand tu as la bougeotte,
J'ai la tête qui trotte.

Je me demande comment tu arriveras.
Dans la facilité ou l'adversité?

Je me questionne sur la couleur de tes yeux, la forme de ta bouche, sur le nom que l'on te donnera
Et comment il répondra à la personnalité.

Tu es minuscule, pur et sans embarras,
Je me demande comment tu arriveras à supporter le monde est ses étrangetés.

Ton papa et moi serons-nous bon guides?
Saurons-nous te montrer l'essentiel et te laisser la liberté d'apprendre,
Sans t'imposer les rêves que nous avons eu, enfants?
Sans le sentiment qu'il nous faut te protéger à tout prix, même contre ton gré?

Saurons-nous t'inspirer à devenir une personne bonne avec les autres et bonne avec toi-même?
Pourrons-nous te démontrer comment atteindre cet équilibre?
Grandiras-tu pour devenir une personne généreuse de son savoir, de son temps et de son imaginaire,
Avec la capacité de discerner les opportunistes et les croqueurs d'innocence,
Qui considèrent les autres comme des prêt-à-manger?

Seras-tu tout en beauté ou tout en verbe?
Tout en servitude ou tout en majesté?
Ou un heureux mélange de tout?
Nous laisseras-tu t'aider à atteindre tes objectifs,
Ou seras-tu secret et muet comme une tombe?
Te considéreras-tu plus fort avec les autres ou seul?

Seras-tu fidèle à toi-même, tes idées et les valeurs que tu auras choisies d'intégrer à ta vie?
Je te souhaite simplement d'être toi.
Ton papa et moi seront toujours là pour t'épauler et te conseiller... que tu le veuilles ou pas ;).
Nous te soutiendrons et te conseillerons au meilleur de notre connaissance et de nos compétences.
Nous sommes humains, les humains que tu as choisi pour être ta famille.
Tu nous en voudras sûrement quelques fois, mais nous aurons agit selon ce qui nous semblait juste et aimant.

À bientôt petit coco.
xxx
Ta famille qui t'aime.

mercredi 27 juillet 2016

Noire de blogue: Une heure par jour pour recharger ses batteries

Avez-vous lu l'article, avez-vous déjà oublié de le faire?  L'été est l'un des meilleurs moment pour prendre une initiative.  On est plus libre, il y a les vacances pour les plus chanceux, il y a plus de variété dans la nourriture, etc.  Bref, le meilleur temps de l'année pour commencer à recharger ses batteries pour passer un hiver plus clément.  Bonne journée!




Noire de blogue: Une heure par jour pour recharger ses batteries: « Tic-Tac! Tic-Tac! C’est votre vie qui s’écoule. » "Tick-tick-tick. That's the sound of your life running out." Personnag...

vendredi 15 juillet 2016

Terreur Nocturne


Terrorisme.

Ensemble d'actes de violence (attentats, prises d'otages, etc.) commis par une organisation pour créer un climat d'insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l'égard d'une communauté, d'un pays, d'un système.

Définitions : terrorisme - Dictionnaire de français Larousse



 La nuit a été très chaude et collante et je confesse que je n’ai pas l’air climatisé.  Comme tous ceux qui ont fait le choix de ne pas posséder de cellulaire, quand je mentionne que je n’ai pas « la clim » on me regarde comme si je vivais dangereusement ou que j’étais tout simplement attardée.  Ce à quoi je réponds que : « Pour 5 jours de canicule par année, je préfère investir cet argent ailleurs.  Faut savoir prioriser.» Généralement, on me tourne le dos ou alors on passe au prochain sujet de conversation.  Bref, fin de la mise en contexte, je me suis réveillée entièrement collée de sueur, le sexy en moins, tout en me félicitant d’avoir quand même dormi.

Je me suis dirigée vers mon cellulaire (oui, j’ai ça!) afin de réviser le contenu de l’actualité en ligne (pas complètement déconnectée, parce que je n’ai pas la télé non plus… bref) pour me rendre compte qu’un nouvel attentat avait été perpétré en France, à Nice plus précisément. 

Les grands titres citaient  « attentats terroristes » et le nombre de morts et de blessés (autour de 80 et 100 respectivement).

Dans les premières lignes, on racontait que le nombre de blessés et de morts désignaient aussi des enfants.  En continuant mon chemin en auto jusqu’au boulot, j’ai ouvert la radio sur une chaîne populaire où témoignait une femme qui n’était pas présente sur les lieux au moment des attentats.  Elle disait être chez des amis à Nice et que ceux-ci leur avait appris la nouvelle en rentrant à la maison alors qu’eux mangeaient des glaces à l’eau de rose et au safran, ce qui avait choqué tout le monde.  Elle décrivait que Nice était une cité très bruyante et vivante, qu’il y était difficile d’y dormir tant cette ville était énergique de jour comme de nuit.  Elle ajouta qu’en cette soirée sordide, un silence de mort planait sur le son des sirènes d’urgence.  Elle se disait en choc.

Si j’avais ouvert le journal à mon arrivée au bureau ou écouté plus longuement les nouvelles, on aurait continué d’en parler, de s’émouvoir, de s’épancher, etc.

Je me suis surprise à penser : « Quelle incroyable publicité pour la noirceur ».  Détrompez-vous, je ne minimise en rien ce qui s’est passé, ce que les familles doivent ressentir à l’heure actuelle, ce que la population doit combattre pour empêcher ce sentiment d’émerger : « la terreur ».

Puis, je me suis dit qu’il était normal que le Monde sache ce qui venait de se produire, c’est une secousse de tremblement planétaire.  C’est surréaliste, comment des gens peuvent-ils créer autant de souffrance autour d’eux en pensant qu’ils font la bonne chose? Il faut que tout le monde sache pour faire front commun…. Ou alors, on en parle autant pour perpétuer ce sentiment d’insécurité et parce que le « pas beau » fait vendre vachement plus que « l’amour et la bonne entente » ?  Que choisissons-nous?

Alors, j’ai tenté de réfléchir à comment l’on pourrait dire les choses tout en accordant le moins possible de force et d’importance à ces gens qui s’enrôlent, sachant qu’ils vont probablement mourir pour la cause, mais croyant quand même que c’est mieux que de continuer à vivre dans notre Monde.  C’est notre MONDE à tous, pourquoi leur donner une plus grosse part du gâteau et leur donnant notre Pouvoir, celui de la vie? En se questionnant (légitimement) sur nos déplacements, nos découvertes en voyage; en faisant des choix qui dérogent « juste un peu » de ce que l’on souhaiterait « parce que c’est mieux pour notre sécurité », on donne notre pouvoir.

En utilisant des mots forts comme terreur et terroristes, on étiquette ces gens exactement comme ils le souhaitent; puisque le but est d’inspirer ce sentiment, de paralyser tout le monde – de PRENDRE LE POUVOIR.  C’est une mutinerie au sein de notre MONDE. Un cancer qui ronge l'Humanité.

Je n’ai pas de solution à offrir qui soit digne de ce nom. Imaginez un peu que l’on appelle le terrorisme différemment, sans lui donner tout ce pouvoir. Imaginez un peu qu'on ne l'appelle : crime de miséreux, de petit monde, crime d’ignorance, crime de peu de foi en l’humanité – peu importe.  Est-ce que l’on ne réduirait pas sa portée, tout en continuant d’écrire pour que les familles ne soient pas ignorées, pour que l’on puisse faire front commun.

Je crois au pouvoir et à la force des mots. Malgré toutes les démonstrations de force d’un gouvernement, je pense que si l’on continue à appeler ces crimes d'« acte de terrorisme », on continue de leur donner la conviction, le pouvoir et le souffle dont ils ont besoin pour leurs frappes.


C’est mon humble opinion, celui d’une fille qui se réveille dans sa sueur à cause de la canicule; pas parce que les bombes sifflent et que les gens qu’elle aime tombent.

vendredi 17 juin 2016

L'incertitude


J'aime l'incertitude. 
Ceux qui me connaissent, viennent d'éclater de rire à ces quelques mots; je les comprends, je ris aussi. Je ne parle pas de cette incertitude provenant du mensonge, du doute, de cette fragilité que l'on redoute. Non. Je parle de ce moment suspendu dans les airs, de celui où rien n’est encore décidé, celui où l’univers retient son souffle un instant pour ne pas influencer ce qui suivra. Le moment qui précède, le moment « juste avant ».
Juste avant l’orage, quand l’humidité a étendu sa pesante couverture qui camouffle les sons et la lumière; mais qui éveille notre attention juste avant que le ciel de soit pourfendu par l'éclair accompagnée d'un tonnerre retentissant. 
Le moment en suspension, le moment funambule.
Celui où l’on fini de se relire (pour la centième fois) avant de peser sur « envoi ».
L’instant précis où tout se relâche dans notre corps avant que le sommeil ne nous ravisse pour nous emporter dans des endroits à cent lieues de notre quotidien. Cette seconde exacte ou dire « Bonne nuit » devient impossible et appartient déjà à l’instant passé.
Le moment en suspension où l’on va aborder une personne que l’on croit avoir reconnue et le bref instant suivant pendant lequel cette personne étudie notre visage avant de s’éclairer d’un sourire qui dit : « Je te vois, maintenant. »
L'abandon, juste avant le premier baiser, quand le cœur qui battait comme un oiseau-mouche se pose enfin pour donner aux amoureux le courage de leur envie.  Ce moment suspendu, les lèvres tendues, où l’on voit défiler les possibilités d’une vie qui n’a pas encore existée; où tout est encore possible.
L’éclair dans l’œil juste avant d’éclater de rire entre amis complices ou celui pendant lequel on se rend compte que son auditoire est captif.
Le répit, juste avant de trouver la solution à un problème de longue date sur lequel on vient de lâcher prise; le moment où cette solution nous arrive enfin par la voie dorsale et remonte en un éclair jusqu’à notre conscience.  Le moment avant le :  « Enfin, je sais…»
J’aime l’incertitude parce qu’elle est vivante dans le moment présent, elle n’en déborde jamais, elle fait prendre conscience des millions de possibilités.  Elle nous absorbe complètement avant de nous relâcher, éblouis, encore dans le moment présent, suivant.  Celui-là même où tout devient possible, où il n’y a plus de retour en arrière, où l’on est forcé de choisir : rester sur place ou avancer.  Peu de temps pour réfléchir, pour le doute; l’âme a déjà choisi.  Étirer cet instant et l’égo prend la parole, déposera la pétition du doute et du non-progrès.
Apprendre à aimer l’incertitude, l’anti-définition.  Se servir de son pouvoir créateur, illuminer le monde de sa présence.  Être un phare, ne jamais bouger de l’instant présent.  Communiquer l’étincelle de vie.

Aimer l’incertitude…

vendredi 11 mars 2016

Neuf lunes

Prélude
"Maman, je crois que j'ai avalé une poussière d'étoile ; elle grandit en moi comme dans une terre fertile."





Je ne te connais pas que je t'aime déjà

Tu seras mon fils, tu seras ma fille

Tu seras ma foi,

Tu seras partie toi, partie tes ancêtres

Neuf lunes passeront quand

Libre, tu viendras au monde

Pour le transformer et l'éveiller

Aux possibilités infinies de l'amour

Légère comme l'air,

Solide comme le diamant,

Ton âme t'habitera.

Elle te demandera souvent comment et où tu vas

Tu lui répondras avec toute l'innocence de l'enfance

J'écouterai cela,

J'y répondrai sans arrogance.

Quand parfois tu cesseras d'écouter,

Quand tu auras l'impression d'être livré à toi-même et de t'égarer,

Je serai présente pour te ramener

Aux promesses que tu chérissais dans l'enfance

Je serai présente pour t'appuyer

Enfin, tu verras que la vie n'est qu'un voyage duquel il faut profiter

Puisque son itinéraire va invariablement bifurquer

Vers des imprévus qui ont souvent tout à donner

L'important reste la vérité

Elle-seule devrait te guider

Mais rappelles-toi qu'elle apparaîtra seulement

Au moment où tu cessera de t'accrocher à ce qui est terminé

Je ne te connais pas que je t'aime déjà,

Je te reconnaitrai dès le premier instant que je te tiendrai dans mes bras

Je te remémorerai toutes les vies ensuite.



Je t'aime, je t'attends.

Ta maman

P.S: Embrasse la santé, tu as déjà toute mon attention.

jeudi 25 février 2016

Aventure en raquettes

Tsé, quand tu te dis:«Eille, j'vais aller faire 25 minutes de raquettes, ça va être le fun dans la trail de skidoo en arrière avec la neige», il peut se passer ben des affaires.  C'est possible que, aveuglée par le blizzard et PERDUE dans tes pensée, tu manques le petit chemin qui te ramène à la maison; que tu raquettes dans la neige jusqu'au genou en te disant :«Wéyons, c'est pas long d'même d'habitude...».  Ensuite ça se peut que tu décides d'emprunter un chemin de bois qui «mènera ben qque part» et que tu débouches sur le terrain d'un inconnu; que l'inquiétude te prenne «est-ce qu'il y a un chien que j'ai pas vu?!» mais que tu te rassures en te disant qu'au moins t'as pris tes gants chauds et que tu ne mourras pas de froid (drôle d'idée); que tu débouches sur la 348 et que tout le monde dans les autos te regarde en se disant: «Spéciale, marcher sur le bord d'la grand route, des températures de même»; que tu réussissent à te rendre chez vous 2 heures plus tard, que tu racontes ça à ton chum qui réponds :«pas si pire on l'a presque fait l'autre fois».  OUI, MAIS C'EST PAS ÇA QUI ÉTAIT PRÉVU!
C'est arrivé à une amie.

En VEDETTE

Le premier amour du corbeau sur la neige

Pinterest corbeaux Il y a quelques semaines, je suis retombée sur des poèmes que j'avais écrit à l'adolescence.  Un en parti...